31 AOUT 2010

Discours de Valérie Pécresse aux Universités des Jeunes Populaires

Discours de Valérie Pécresse

Le 31 août, Valérie Pécresse a prononcé le discours d'ouverture des Universités d'été des Jeunes Populaires, à Port-Marly.

Mes chers amis,

Avec Marcelle Gorgues, son maire, avec Pierre Lequiller, son député, avec tous nos parlementaires, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Port Marly, dans notre département des Yvelines, dans notre belle région d’Ile-de-France, celle que le Président de la République veut faire à nouveau rayonner avec le Grand Paris.

Alors, bienvenue aux Jeunes populaires, bienvenue à la jeunesse, à l’avenir, à la relève de notre Mouvement, qui est ici chez elle au cœur de la région capitale, dans ce département qui a tenu bon lors du printemps dernier.

Car ici, dans les Yvelines, c’est la majorité présidentielle qui l’a emporté lors des dernières régionales. Et ne l’oublions pas, nous sommes dans le département de Jean-Paul Huchon. Alors si nous sommes arrivés ici en tête, mes chers amis, nous le devons bien sûr à la formidable mobilisation de la Fédération des Yvelines et à tous nos militants, qui se sont battus jour après jour, des mois durant.

Je peux vous le dire, j’étais aux premières loges, et toi aussi, cher Benjamin. L’hiver a été long et froid, mais, dans les gares, les week-ends, sur les marchés, oui, je peux vous le dire, ça faisait chaud au cœur d’être entourés de tous nos militants d’Ile-de-France, fidèles au poste, prêts pour rencontrer, expliquer et convaincre, encore et encore.

Alors merci à vous tous, mes chers amis, c’était un honneur de défendre nos couleurs avec vous! Merci à vous, les Jeunes Populaires, toujours mobilisés, toujours enthousiastes, toujours imaginatifs.

Nous sommes une famille. Nos combats ne sont jamais solitaires : nos campagnes, nous les faisons ensemble. Nous partageons nos victoires comme nos défaites, avant de repartir ensemble pour préparer les échéances à venir.

La vie politique est faite de succès et d’échecs. Une seule chose est sûre : c’est qu’ensemble, nous ne cesserons jamais d’aller de l’avant. C’est notre marque de fabrique, celle du Mouvement populaire : nous sommes là pour agir, nous sommes là pour faire avancer la France.

* Une France en marche *

Et cette famille, elle est unie par des valeurs, celles-là même qui nous portent de combat au combat. Et d’abord la passion de la France, la passion d’un pays dont le seul nom nous fait vibrer.

Cette France que nous aimons, cette France que nous servons, mes chers amis, ce n’est pas une France immobile et repliée sur elle-même. Ce n’est pas une France où les conservatismes font la loi. Ce n’est pas une France qui rejette le changement parce qu’elle a peur du risque.

Non, la France que nous aimons, c’est une France qui bouge, c’est une France qui change, c’est une France en marche, celle qu’ensemble, nous construisons depuis 3 ans.

Cette France, c’est une France fière, lucide et courageuse.

C’est une France fière de son histoire, fière de ses valeurs et bien décidée à les faire briller encore et toujours. Et c’est cette France qui, grâce à Nicolas Sarkozy, a tenu son rang dans toutes les crises que nous avons connues – la crise géorgienne, la crise financière, la crise grecque. Chaque fois, notre pays a été aux avant-postes, pesant de tout son poids dans les affaires du monde.

Mais c’est aussi une France lucide. Oui, il y a un modèle français, un modèle social, éducatif, culturel. Il est au cœur de notre identité politique et de notre pacte social.

Mais ce modèle n’est pas qu’un mot, qu’une incantation. On ne peut pas vanter notre modèle social et laisser s’effondrer notre système de retraite. On ne peut pas aimer l’école et rester les bras croisés face à l’échec scolaire, au lycée ou à l’université. On ne peut pas aimer la République et demeurer indifférent lorsque les lois sont bafouées.

Alors, cette France fière et lucide, c’est aussi une France courageuse. Car du courage, mes chers amis, vous le savez, il en faut dans ce pays pour mettre nos actes en accord avec nos principes. Oui, du courage, il nous en a fallu depuis 3 ans pour faire toutes ces réformes que chacun jugeait impossible.

Le service minimum dans les transports, tout le monde l’attendait, mais plus personne n’osait y croire. Eh bien, grâce à toi, cher Xavier, nous, nous l’avons fait. Qui oserait revenir dessus ?

Une démocratie plus vivante, qui renforce les contrepouvoirs, avec un Parlement qui pèse de tout son poids et un Conseil constitutionnel gardien des libertés : là encore, on en parlait depuis des années, la Gauche, comme d’habitude, en a parlé, mais Nicolas Sarkozy, lui, l’a fait. Y a-t-il aujourd’hui quelqu’un pour vouloir revenir en arrière ?

Le revenu de solidarité active, le seul vrai bouclier social pour qu’enfin, dans ce pays, personne ne puisse plus se dire qu’il gagnerait mieux sa vie sans travailler, c’est encore au Président de la République et au Premier Ministre que nous le devons. Et ça aussi, mes chers amis, c’est un acquis, c’est une masse de granit que personne ne remettra en cause.

Alors, je vous le dis tout net : laissons la gauche pleurer la France d’hier, car nous, nous construisons la France de demain. Nous la construisons depuis 3 ans, pierre après pierre. Nous la construisons avec la volonté et l’audace de ceux qui n’ont qu’une obsession : avancer, avancer encore, avancer toujours, pour bâtir un pays plus fort, un pays plus juste.

* La Gauche en panne *

Avec la Gauche, le contraste est saisissant. C’est simple, ils n’ont qu’un seul mot d’ordre : freiner, freiner encore, freiner toujours, peu importe les conséquences. Bref, comme disait Clemenceau, ils n’ont pas d’idées, mais ils les défendraient jusqu’à la mort.

Car ils n’ont ni idées ni vision ni leader. Ils sont divisés sur tout. Et ils ne pensent plus qu’à une chose : 2012. Organiser des primaires, c’est devenu leur grande affaire à tous. Et même pour ça, ils ont bien du mal. Au Parti Socialiste, ils ont mis une bonne année pour s’entendre sur une première ébauche de règlement. On comprend qu’ils aient fêté ça à La Rochelle. Mais qu’ils ne réjouissent pas trop vite : parce qu’il va leur falloir aussi un programme. Ou quelque chose qui y ressemble. Et ça n’est pas gagné.

Car l’antisarkozysme ne fait pas une vision politique. Définir leur projet, c’est pour eux un vrai défi : Martine Aubry en a perdu même son latin ou plutôt son français en nous dégottant la société du care. Personne ne sait ce que ça veut dire. Elle non plus, d’ailleurs. Mais peu importe : pour masquer le vide de leurs idées, ils créent leur propre Volapük. A ma gauche, le care, à ma droite, la bravitude. Dans ces conditions, on comprend que Dominique Strauss-Kahn préfère se taire… Au nom des amis de la langue française, nous lui disons merci !

Et quand le jargon ne suffisent plus, ils nous font le coup des people. C’est la spécialité des Verts : entre deux grands retours de Cohn-Bendit, qui nous la joue « attention, je vais bientôt partir, attention, je suis presque parti », maintenant, on a droit à une autre étoile montante, Eva Joly, la justicière à éclipses, qui condamne la délinquance financière, mais pas les faucheurs d’OGM… Eh bien, je vous le dis, ce n’est pas notre conception de la justice. Car la justice, pour nous, ce n’est pas deux poids, deux mesures, mais c’est le respect de la loi pour tous.

Alors, mes chers amis, laissons-les faire, laissons-les se déchirer. Personne n’est dupe : chez eux, c’est parti pour deux années de guerre des ego. Et nous, pour deux années d’action au service des Français. Voilà la différence.
* Déterminés à agir *

Car notre détermination est sans faille.

Et cette détermination change tout. Oui, je peux vous le dire d’expérience, quand on est ministre des universités, quand on s’engage dans une réforme que, depuis 30 ans, les Gouvernements ont tentée les uns après les autres sans jamais dépasser le stade du simple projet, eh bien, on comprend très vite combien il est précieux de pouvoir compter sur le soutien sans faille du Président de la République et du Premier Ministre.

Alors oui, cette France plus forte, cette France plus juste, c’est nous qui la construisons : avec le Grenelle de l’environnement, avec le statut d’auto-entrepreneur, avec le programme d’investissements d’avenir et, demain, avec la réforme des retraites.

Et cette réforme des retraites, mes chers amis, vous savez mieux que quiconque combien elle est nécessaire, combien elle est importante. Car avec cette réforme, nous, nous pensons aux jeunes générations, à tous ceux qui, comme vous, vont entrer dans la vie active. Nous pensons à ce que nous allons leur laisser, vous laisser : ce système de retraites, auquel nous sommes tous si profondément attachés, allons-nous vous le transmettre ? Ou préférons-nous vous léguer le simple souvenir d’un temps béni où il y avait un système de retraites, disparu par la faute d’une génération qui n’a pas su le préserver ?

Eh bien moi, je vous le dis, vous ne serez pas une génération sacrifiée, bien au contraire, vous êtes et vous serez une génération prioritaire. Car c’est pour vous, mes chers amis, c’est pour la jeunesse de France que nous travaillons, qu’elle soit issue de familles défavorisées ou des classes moyennes.

Et c’est pour cette raison que nous donnons un 10e mois de bourses aux étudiants les plus fragiles, une avancée sociale majeure, sans précédent, et qu’en même temps, nous choisissons de maintenir les aides au logement et la demi-part fiscale pour tous nos étudiants et leurs familles : pour aider et soutenir la jeunesse, toutes les jeunesses et pour que vous tous, mes chers amis, quel que soit votre milieu, quelle que soit votre origine, vous puissiez grandir et vous affirmer avant, un jour, de prendre le relais à votre tour. Voilà notre ambition et nous, nous nous donnons les moyens d’en faire une réalité.

* Protéger les Français *

Car en politique, mes chers amis, au-delà de tous les discours, au-delà des belles paroles, ce qui compte, ce sont les actes. Oui, en politique, on est ce que l’on fait. Et c’est sur nos actes que nous demandons à être jugés.

Nous n’avons à rougir de rien.

Nous ne sommes pas de ceux qui fuient leurs responsabilités. Les Français traversent aujourd’hui des jours difficiles. La crise que nous vivons est une crise mondiale. Nos concitoyens attendent de nous que nous les protégions et que nous agissions pour sortir plus fort de la crise. C’est ce que nous faisons heure après heure et jour après jour.

Alors bien sûr, il y a tous ceux qui, lorsque la tempête fait rage, descendent dans la cale pour y organiser le procès du capitaine. Ils ne sont pas nombreux, mais ils parlent fort et leurs ambitions personnelles les aveuglent au point de leur faire perdre le cap.

Par beau temps comme par gros temps, eh bien nous, nous serons sur le pont ; nous, nous serons à la manœuvre avec notre capitaine ; nous, nous tiendrons le cap ; et nous, nous ferons arriver le bateau à bon port.

C’est notre responsabilité.

Car oui, nous sommes responsables. Pas de la crise. Pas de la tempête. Mais des Français et de la France. Cette responsabilité, nous l’assumons pleinement. Ce n’est pas un fardeau. C’est un honneur. C’est un devoir. Nous nous en montrerons dignes.

Depuis le premier jour de cette tempête, grâce au Président de la République, grâce au Premier Ministre, grâce à Christine Lagarde, nous avons tenu fermement la barre. Nous avons évité aux banques la faillite et aux Français de voir leurs économies disparaître. Nous avons engagé le plan de relance et élaboré un plan d’investissements sans précédent.

Les résultats sont là. Le chômage recule. La crise nous frappe moins durement que les autres grandes nations. Nous avons le droit d’en être fiers. Nous avons le devoir de faire plus et mieux encore.

Protéger les Français, c’est notre mission. Les protéger contre la crise. Les protéger contre l’insécurité.

Et je peux vous le dire, mes chers amis, nous, nous ne pêcherons pas par aveuglement ou par naïveté. Nous savons ce que nous avons vu à Grenoble. L’ordre républicain bafoué. Des policiers blessés, d’autres menacés. Et pour couronner le tout, des appels à la vengeance lancés contre ceux dont le seul tort était de faire respecter la loi, d’incarner la loi.

Mes chers amis, j’ai des convictions très fortes en matière de libertés publiques. Elles sont au cœur de mon engagement. Et la première de ces convictions, c’est que la loi doit être la même pour tous. C’est qu’elle doit être respectée partout et par tous.

C’est cela la République. Alors, mes chers amis, quand je vois qu’on tire sur des policiers, qu’on menace des gendarmes et que j’entends encore ces beaux esprits qui nous disent qu’on en fait trop, eh bien, je vous le dis, mes chers amis, moi, je trouve qu’on en fait pas encore assez.

L’ordre républicain n’est pas négociable, un point, c’est tout. Alors, là où il est attaqué, nous le rétablirons. Là où la sécurité règne, nous la préserverons. C’est notre mission et nous irons jusqu’au bout.

C’est notre tâche. Et nous la conduirons ensemble, mes chers amis, parce que nous formons une seule et même famille, unie par des valeurs partagées et portée par une seule ambition : agir pour les Français et servir la France.

* Fiers d’être des militants *

Et aujourd’hui, mes chers amis, cette famille politique se trouve rassemblée autour de sa génération montante : face à ceux qui guettent les signes de division et espèrent nous voir fléchir, nous affichons notre détermination. C’est notre réponse.

C’est la seule que nous puissions envisager.

Car nous sommes des militants, vous êtes des militants. A un âge où d’autres se murent dans l’individualisme ou l’indifférence, vous avez décidé, vous, les Jeunes populaires, de vous engager en politique pour rendre votre pays meilleur. Vous savez que le combat politique est dur. Qu’il est souvent ingrat, parfois injuste. Mais vous avez choisi, en toute connaissance de cause, de devenir des acteurs de la vie publique. Car vous voulez être de ceux qui construisent une politique au service du pays, qui dessinent une direction et qui proposent aux Français de la partager et de la suivre.

Vous êtes, nous sommes des militants. Et c’est ensemble, réunis autour de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, que nous faisons front face à la crise. Parce que nous aimons ce pays et que nous n’accepterons jamais, par calcul, par intérêt, par aveuglement ou par peur, de le voir reculer.

Et c’est ce que nous disons et expliquons tous les jours à nos familles, à nos amis, à tous ces Français que nous rencontrons au détour d’un marché ou à l’angle d’une station de métro. Au milieu de la tempête, c’est notre tâche, c’est notre responsabilité.

Et nous en sommes fiers. Fiers d’être des militants. Fiers de servir la France. Fiers du travail accompli et prêts à aller plus loin encore.

Fiers et déterminés, mes chers amis : parce que nous sommes le Mouvement populaire et qu’aujourd’hui, comme tous les autres jours, nous allons construire la France de demain !

Et grâce à vous, grâce à votre dynamisme, grâce à votre courage, grâce à votre créativité, en un mot, grâce à vous, les Jeunes populaires, j’en suis sûre : demain, nous serons plus fiers encore !

Merci à vous, mes chers amis.